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L'Art baroque les
séductions du paradoxe En
Savoie, état indépendant jusqu'en Les princes
de l'église l'adoptent et multiplient les commandes aux
artistes dans les domaines de l'architecture, de la
sculpture, et de la peinture. C'est ainsi qu'au XVIIe
siècle l'on voit fleurir en Savoie, polychromie, dorures,
jeux de lumière, contrastes qui conjuguent l'éphémère
et l'éternel dans un somptueux décor au coeur duquel,
les artistes Valsésians ou locaux inscrivent l'une des
pages les plus mystérieuses de l'histoire religieuse. L'art
baroque né à Rome, a fait le tour du monde sans oublier
les Etats de Savoie dont la capitale, Turin, l'une des
toutes premières, a rayonné. Tout l'art
baroque de nos vallées tient dans cette limpide
assertion de Saint-Odon-de Cluny. A la dureté
du roc, du froid, du fer répondront la douceur et la
chaleur du bois sculpté et peint. La vérité sans doute
est ailleurs mais le paysan du XVIIe siècle n'a ni le
loisir ni le courage de chercher une autre voie que celle
du monde qui l'écrase, mais qu'il ne méprise pas. Le costume
de fête et l'or des retables lui suffisent. Du lit de
souffrance, le monde devient par le miracle du lieu saint,
antichambre du Paradis. L'âme se
réchauffe et vibre au contact du Beau qu'elle se donne! Les hautes
vallées de Tarentaise,
Maurienne, Beaufortin,
Val d'Arly comptent ainsi des centaines d'églises et de
chapelles dans lesquelles, les paroissiens, jadis, ont
voulu manifester, avec leur foi, leur conception de la
beauté. Entrer dans les grandes églises de Valloire, d'Aime, de Beaufort ou dans la plus petite chapelle de Montgellafrey, de Macôt ou Queige, suivre les explications passionnées d'un guide conférencier, quelle meilleure façon de faire connaissance avec les paysans montagnards qui vous accueillent aujourd'hui chez eux! |